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lieux:ramoulu:ramoulu [21/12/2017 12:52] jc [RAMOULU (Loiret)] |
lieux:ramoulu:ramoulu [29/10/2021 08:11] (Version actuelle) eric |
| Rédacteur : Jean-Claude Pommereau. | |
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| Support technique : Éric Pommereau | |
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| | Rédacteur : Jean-Claude Pommereau, support technique : Éric Pommereau |
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| Malgré la guerre, la vie continuait dans Ramoulu, mais aussi la criminalité de l'époque comme en témoigne cet article du journal "Le Gâtinais" d'Etampes qui fait état en janvier 1918 d'un "abus de confiance" perpétré à Ramoulu, dans le hameau de Boissy le Brouard. (voir en bas de l'article){{ :lieux:ramoulu:le_gatinais_janvier_1918_.jpg?direct&300 |}} | Malgré la guerre, la vie continuait dans Ramoulu, mais aussi la criminalité de l'époque comme en témoigne cet article du journal <<Le Gâtinais>> d'Etampes qui fait état en janvier 1918 d'un <<abus de confiance>> perpétré à Ramoulu, dans le hameau de Boissy le Brouard, au détriment de Monsieur Thomas. (voir en bas de l'article){{ :lieux:ramoulu:le_gatinais_janvier_1918_.jpg?direct&300 |}} |
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| Les quatre frères Pommereau, mobilisés en 1914, sont tous revenus vivants de la guerre. (voir "le journal d'un Poilu" de Ferdinand ainsi que les anecdotes s'y rapportant). | Les quatre frères Pommereau, mobilisés en 1914, sont tous revenus vivants de la guerre. (voir <<le journal d'un Poilu>> de Ferdinand ainsi que les anecdotes s'y rapportant). |
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| Louis-Isidore et son fils Jules se sont très tôt intéressés à l'apiculture. Dans le village, on ne désignait pas les hyménoptères par le mot "abeilles", mais par "les mouches". La carte postale ci-dessous montre une partie de la famille s'affairant autour des ruches dans un bois proche de Ramoulu.{{ :lieux:ramoulu:ruchers_ramoulu_-_noms.jpg?direct&600 |}} | Louis-Isidore et son fils Jules se sont très tôt intéressés à l'apiculture. Dans le village, on ne désignait pas les hyménoptères par le mot <<abeilles>>, mais par <<les mouches>>. La carte postale ci-dessous montre une partie de la famille s'affairant autour des ruches dans un bois proche de Ramoulu.{{ :lieux:ramoulu:ruchers_ramoulu_-_noms.jpg?direct&600 |}} |
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| A la fin des années 20, Jules reprit la charronnerie familiale tandis que Ferdinand créait une maréchalerie dans la cour voisine (12, rue d'Auvergne). Notre père Pierre y fit son apprentissage de maréchal ferrant avant de se destiner plus tard au métier de boulanger. | A la fin des années 20, Jules reprit la charronnerie familiale tandis que Ferdinand créait une maréchalerie dans la cour voisine (12, rue d'Auvergne). Notre père Pierre y fit son apprentissage de maréchal ferrant avant de se destiner plus tard au métier de boulanger. |
| Henri et Marius s'orienteront quant à eux vers la coiffure. Henri sera communément appelé "le Perruquier" au sein de la famille, tandis que Marius gardera le sobriquet de "Rigadin". (Ce surnom vient sans doute du nom de l'un des premiers comiques cinématographiques). | Henri et Marius s'orienteront quant à eux vers la coiffure. Henri sera communément appelé <<le Perruquier>> au sein de la famille, tandis que Marius gardera le sobriquet de <<Rigadin>>. (Ce surnom vient sans doute du nom de l'un des premiers comiques cinématographiques). |
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| {{ :lieux:ramoulu:copie_marechalerie.jpg?direct&500 |}} | {{ :lieux:ramoulu:copie_marechalerie.jpg?direct&500 |}} |
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| A cette époque, Ramoulu, comme beaucoup d'autres petits villages, comptait en plus de la charronnerie et de la maréchalerie, un boulanger (à partir de 1945), deux cafés épicerie, un cordonnier, un coiffeur, et plus tard un charcutier. Les fermes, de petite taille pour la plupart, élevaient du bétail pour la vente du lait et pratiquaient la culture céréalière et betteravière. Les nombreux chevaux et autres charrettes ou charrues donnaient du travail à la famille Pommereau. On peut imaginer le son de l'enclume qui s'échappait de la maréchalerie, notamment les jours de mauvais temps qui obligeait les charretiers à rester à la ferme. Ils arrivaient tous en même temps et voulaient être "servis" les premiers. Il fallait donc gérer les susceptibilités avec diplomatie...Nous gardons encore en mémoire l'odeur de la corne qui brûlait lors de l'ajustement du fer sur le sabot... De la même façon, au moment des labours, il y avait fort à faire pour rebattre les socs des charrues et Ferdinand devait se lever tôt pour satisfaire tout le monde. | A cette époque, Ramoulu, comme beaucoup d'autres petits villages, comptait en plus de la charronnerie et de la maréchalerie, un boulanger (à partir de 1945), deux cafés épicerie, un cordonnier, un coiffeur, et plus tard un charcutier. Les fermes, de petite taille pour la plupart, élevaient du bétail pour la vente du lait et pratiquaient la culture céréalière et betteravière. Les nombreux chevaux et autres charrettes ou charrues donnaient du travail à la famille Pommereau. On peut imaginer le son de l'enclume qui s'échappait de la maréchalerie, notamment les jours de mauvais temps qui obligeait les charretiers à rester à la ferme. Ils arrivaient tous en même temps et voulaient être <<servis>> les premiers. Il fallait donc gérer les susceptibilités avec diplomatie...Nous gardons encore en mémoire l'odeur de la corne qui brûlait lors de l'ajustement du fer sur le sabot... De la même façon, au moment des labours, il y avait fort à faire pour rebattre les socs des charrues et Ferdinand devait se lever tôt pour satisfaire tout le monde. |
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| L'église, la mairie et les cafés étaient les points de rencontre des habitants en dehors des bancs de pierre installés devant pratiquement chaque maison. L'été, le soir venu, chacun sortait devant chez lui prendre un peu de fraîcheur, assis sur son banc. c'était un moment de délassement après la journée de travail et aussi l'occasion de discuter avec le voisinage et d'entretenir les cancans... | L'église, la mairie et les cafés étaient les points de rencontre des habitants en dehors des bancs de pierre installés devant pratiquement chaque maison. L'été, le soir venu, chacun sortait devant chez lui prendre un peu de fraîcheur, assis sur son banc. c'était un moment de délassement après la journée de travail et aussi l'occasion de discuter avec le voisinage et d'entretenir les cancans... |
| {{ :lieux:ramoulu:eglise_de_ramoulu_002_2_.jpg?direct&400|}}{{:lieux:ramoulu:cafe_ramoulu.jpg?direct&400|}} | {{ :lieux:ramoulu:eglise_de_ramoulu_002_2_.jpg?direct&400|}}{{:lieux:ramoulu:cafe_ramoulu.jpg?direct&400|}} |
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| Ferdinand et ses frères, puis ensuite Fernande et Pierre, fréquentèrent l'école de Ramoulu. Le maître d'école étant seul, il devait enseigner simultanément à des groupes de niveaux et d'âges différents. Dans le village, l'instituteur qui résidait au dessus de la mairie servait de secrétaire à cette dernière. Pierre s'est souvenu longtemps de ses "maîtres" dont il parlait encore avec déférence et respect. Citons pour leur mémoire les noms de Monsieur Aquilon et de Monsieur Cagnat.{{ :lieux:ramoulu:image0-001.jpg?direct&500 |}} | Ferdinand et ses frères, puis ensuite Fernande et Pierre, fréquentèrent l'école de Ramoulu. Le maître d'école étant seul, il devait enseigner simultanément à des groupes de niveaux et d'âges différents. Dans le village, l'instituteur qui résidait au dessus de la mairie servait de secrétaire à cette dernière. Pierre s'est souvenu longtemps de ses <<maîtres>> dont il parlait encore avec déférence et respect. Citons pour leur mémoire les noms de Monsieur Aquilon et de Monsieur Cagnat.{{ :lieux:ramoulu:image0-001.jpg?direct&500 |}} |
| Ces enseignants donnaient aux enfants de solides bases pour qu'ils puissent plus tard affronter la vie. Ils initiaient aussi les écoliers aux arts, en montant comme ci-dessous des petits spectacles. Ici, une représentation scolaire met en scène un mariage dont Pierre est le marié. (vers 1925) | Ces enseignants donnaient aux enfants de solides bases pour qu'ils puissent plus tard affronter la vie. Ils initiaient aussi les écoliers aux arts, en montant comme ci-dessous des petits spectacles. Ici, une représentation scolaire met en scène un mariage dont Pierre est le marié. (vers 1925) |
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| Pierre racontait volontiers cette petite anecdote : le matin, le Maître d'école inspectait l'hygiène de base, notamment les oreilles et les mains. Or un jour, Pierre est arrivé avec des mains dont la propreté laissait à désirer. L'institeur l'a renvoyé à la maison pour qu'il se lave...De peur de se faire houspiller par ses parents, il s'est arrêté à la mare du village, a frotté ses mains dans l'eau verdâtre, et est prestement revenu à l'école. | Pierre racontait volontiers cette petite anecdote : le matin, le Maître d'école inspectait l'hygiène de base, notamment les oreilles et les mains. Or un jour, Pierre est arrivé avec des mains dont la propreté laissait à désirer. L'instituteur l'a renvoyé à la maison pour qu'il se lave...De peur de se faire houspiller par ses parents, il s'est arrêté à la mare du village, a frotté ses mains dans l'eau verdâtre, et est prestement revenu à l'école. |
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| Ci-dessous, quelques vues de Ramoulu. Sur celle de gauche on peut voir la maison familiale avant la création de la maréchalerie, là où se trouve un renfort de soutien aujourd'hui disparu. (sur la gauche du cliché) | Ci-dessous, quelques vues de Ramoulu. Sur celle de gauche on peut voir la maison familiale avant la création de la maréchalerie, là où se trouve un renfort de soutien aujourd'hui disparu. (sur la gauche du cliché) |
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| (*) //concernant les enfants de Ramoulu dans la guerre de 1914-1918, lire "Le journal d'un poilu de Ferdinand" et les anecdotes qui suivent, ainsi que la page consacrée à <<Marius Pommereau dans la grande guerre>>. A lire également, <<Le carnet du Ramoulusien>> édité à l'occasion du 100ème anniversaire du début de la guerre.// | (*) //concernant les enfants de Ramoulu dans la guerre de 1914-1918, lire <<Le journal d'un poilu de Ferdinand>> et les anecdotes qui suivent, ainsi que la page consacrée à <<Marius Pommereau dans la grande guerre>>. A lire également, <<Le carnet du Ramoulusien>> édité par la commune de Ramoulu, à l'occasion du 100ème anniversaire du début de la guerre.// |
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| //Les protagonistes ont été identifiés comme suit : (de gauche à droite) // | //Les protagonistes ont été identifiés comme suit : (de gauche à droite) // |
| //Marcel Perraut - Robert Rousseau - René Beauvallet - René Poincloux (assis sur la borne). En arrière plan à droite : Clotaire Beauvallet - Georges Cresson - Marceau Perrot. Au premier plan de gauche à droite : René Brosse - Maurice Poincloux - Clotaire Vallier - Germain Dupré - Marcel Marchand - Marcel Rousseau. | //Marcel Perraut - Robert Rousseau - René Beauvallet - René Poincloux (assis sur la borne). En arrière plan à droite : Clotaire Beauvallet - Georges Crosson - Marceau Perrot. Au premier plan de gauche à droite : René Brosse - Maurice Poincloux - Clotaire Vallier - Germain Dupré - Marcel Marchand - Marcel Rousseau. |
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| //ci-dessus à droite, Ferdinand et Pierre à la forge, dans "la boutique"// | //ci-dessus à droite, Ferdinand et Pierre à la forge, dans "la boutique"// |
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| | //(ci-dessus des éléments de la forge dans les années 80)// |
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