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personnes:pierre:guerre [22/12/2017 12:40] jc [Temps libre] |
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| ====== GUERRE ET DROLE DE GUERRE ====== | ====== Guerre et drôle de guerre ====== |
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| Rédigé par [[personnes:jc:bio|Jean-Claude Pommereau]] | Rédigé par [[personnes:jc:bio|Jean-Claude Pommereau]] |
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| ===== L'usine Schmiedag de Hagen (Arbeits kommando n° 554 puis n° 2305) ===== | ===== L'usine Schmiedag de Hagen (Arbeitskommando n° 554 puis n° 2305) ===== |
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| | //Ci-dessous les équipes de football A & B de l'Arbeitskommando 2305 (Photos aimablement communiquées par Gisèle Voiturier) // |
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| Le matin de la Libération de Hagen, Papa était, avec ses camarades, dans la cour de l'usine et, l'un des soldat-gardiens qu'il connaissait prénommé Hermann (Papa disait "Mon Boche"), est arrivé casqué, avec son fusil en bandoulière. Il marchait d'un pas pesant guidant un chariot tiré par un cheval fatigué. Il a dit à mon père en Allemand « Pierre, c'est foutu pour nous » « Aide moi à monter » (c'était un homme âgé) et joignant le geste à la parole, il a donné son fusil à papa pendant qu'il essayait de grimper difficilement sur l'attelage. Il a quitté les lieux presque à regrets espérant survivre à l'arrivée des Américains. Cette scène surréaliste de se voir tenant l'arme de son geôlier lui est resté gravé en mémoire. | Le matin de la Libération de Hagen, Papa était, avec ses camarades, dans la cour de l'usine et, l'un des soldat-gardiens qu'il connaissait prénommé Hermann (Papa disait <<Mon Boche>>), est arrivé casqué, avec son fusil en bandoulière. Il marchait d'un pas pesant guidant un chariot tiré par un cheval fatigué. Il a dit à mon père en Allemand « Pierre, c'est foutu pour nous » « Aide moi à monter » (c'était un homme âgé) et joignant le geste à la parole, il a donné son fusil à papa pendant qu'il essayait de grimper difficilement sur l'attelage. Il a quitté les lieux presque à regrets espérant survivre à l'arrivée des Américains. Cette scène surréaliste de se voir tenant l'arme de son geôlier lui est resté gravé en mémoire. |
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| Une autre chose qui a marqué notre père, et sans doute ses camarades : Peu après le départ définitif des Allemands, les fantassins américains, appuyés par des blindés, sont arrivés et repartis presque aussitôt laissant quelques soldats près de l'usine Schmiedag. Peu après, un camion magasin US est arrivé devant l'usine, et l'Américain qui le pilotait a relevé les cotés du véhicule et s'est préparé à vendre aux G.I. Les PG avaient les yeux écarquillés en voyant cette débauche de marchandises. Dans le camion se trouvaient en effet à profusion, du tabac, des stylos, du chewing-gum, du chocolat, des biscuits et aussi......des bas de femme ! | Une autre chose qui a marqué notre père, et sans doute ses camarades : Peu après le départ définitif des Allemands, les fantassins américains, appuyés par des blindés, sont arrivés et repartis presque aussitôt laissant quelques soldats près de l'usine Schmiedag. Peu après, un camion magasin US est arrivé devant l'usine, et l'Américain qui le pilotait a relevé les cotés du véhicule et s'est préparé à vendre aux G.I. Les PG avaient les yeux écarquillés en voyant cette débauche de marchandises. Dans le camion se trouvaient en effet à profusion, du tabac, des stylos, du chewing-gum, du chocolat, des biscuits et aussi......des bas de femme ! |